Résumé

A. Batbie Le Crédit agricole et les institutions financières nouvelles

Le capital disponible est tellement abondant dans ce pays, qu’on ne peut le placer qu’à un taux très bas. Les capitalistes aiment mieux le faire valoir eux-mêmes que de se contenter d’une trop maigre rente. Ils se portent sur toutes les industries et en particulier sur l’agriculture. Ainsi l’abondance a fait baisser le taux de l’intérêt, et le bon marché de l’argent a augmenté cette abondance en développant les habitudes laborieuses et la fécondité industrielle. La prospérité générale fait que dans ce pays le problème du crédit agricole n’existe pas.
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A. Batbie Le Crédit agricole et les institutions financières nouvelles

Le crédit dilate les capitaux, et, en faisant circuler de l’argent qui se tenait immobile, il opère comme une augmentation de capitaux offerts ; mais il correspond à un accroissement d’affaires qui multiplie la demande et relève le taux de l’intérêt momentanément diminué. Ce qui fixe le loyer de l’argent, c’est moins la masse du papier ou même du numéraire en circulation que le profit moyen des industries, c’est-à-dire les sommes que les capitalistes pourraient se procurer en faisant eux-mêmes valoir leurs fonds dans le commerce et l’industrie.
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A. Batbie Le Crédit agricole et les institutions financières nouvelles

Enfin des attaques ont été dirigées contre notre législation, qui réellement semble avoir été faite pour empêcher tout crédit agricole. La saisie immobilière est tellement hérissée de formalités que le prêteur s’arrête devant la difficulté de vendre le gage. En effet, le prêt hypothécaire est loin d’être sûr ; un débiteur difficile peut, en élevant incident sur incident, reculer l’échéance bien au-delà du terme convenu et faire perdre au créancier son temps ou son argent, l’un et l’autre quelquefois.
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