Résumé

Ambroise Rendu Le prêt hypothécaire : ses conditions… (1873)

Mais si vous voyez, et si l'on doit voir tant d'avantages dans le placement hypothécaire, comment se fait-il que, de l'aveu de tous, il soit délaissé ? Comment se fait-il que les capitaux l'évitent avec tant de soin ?
La réalité, et vous êtes bien forcés d'en convenir, c'est que le placement hypothécaire ne peut pas lutter avec le placement
en fonds d'Etat, parce que le capital qu'il garantit n'est pas susceptible de s'accroître, et que d'autre part il n'est pas plus assuré contre les éventualités de l'avenir que celui qu'on emploie à acheter des rentes.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Le prêt hypothécaire : ses conditions… (1873)

Il faut, dans un intérêt de moralité publique, que le Code ne qualifie pas délit des opérations auxquelles l'État se livre tous les jours. Il ne faut plus que la loi tolère chez l'un ce qu'elle punit chez l'autre.
Il faut enfin, en dehors de ces considérations morales qui ont bien leur prix, il faut, puisque les événements nous y contraignent, modifier les règles et le taux de l'intérêt, au moins en matière hypothécaire, comme ils sont changés de fait en matière de crédit public. Il faut le faire promptement, car chaque heure de retard est marquée par une ruine nouvelle.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Le prêt hypothécaire : ses conditions… (1873)

Mais vous ne pouvez assimiler le prêt hypothécaire au prêt commercial : le premier n'expose le créancier à aucun risque, le second est par sa nature même aléatoire et périlleux; si périlleux, qu'on a créé le prêt à la grosse, dans lequel l'intérêt n'est pas fixé, pour compenser les chances de perte. Toutes ces considérations ne sont que spécieuses ; est-ce que le prêt fait à l'Etat, au Crédit foncier, expose à quelques risques?
Source : Gallica

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