Jules Duval

Jules Duval

Résumé

Portrait de Jules Duval Jules Duval Agriculture et industrie (1844)

Le double courant qui entraîne l'agriculture et l'industrie en sens opposé, aboutit à un double abîme.
Le morcellement agricole tend à remplacer la grande et moyenne propriété par des millions de petits cultivateurs , vrais esclaves de la glèbe , sans forces mécaniques , sans bestiaux , sans intelligence, sans puissance, sans prévoyance, déchirés par l'envie, aigris par les querelles, dévorés par l'usure, divisés par des myriades de haies, entravés par les servitudes , défrichant toutes les pentes, pillant les champs des voisins et dévastant les restes de forêts.
Source : Gallica

Portrait de Jules Duval Jules Duval Agriculture et industrie (1844)

Les cultivateurs désertent la campagne, parce que la vie agricole offre au peuple moins de charmes que la vie industrielle : si la première présente plus de solidité, plus d'avantages réels , plus de calme , la seconde a plus d'attraits ; or, l'homme cède à l'attrait plus qu'à la raison. La vie agricole repose sur la domesticité ; la vie industrielle en est dispensée, elle est plus élevée d'un degré dans l'échelle de l'affranchissement.
La vie agricole, disons-nous, repose sur la domesticité.
Sans doute, arrivé à l'âge mûr, le cultivateur devient souvent chef de famille, propriétaire libre
Source : Gallica

Portrait de Jules Duval Jules Duval Agriculture et industrie (1844)

La division de l'héritage en parts égales, l'abolition des priviléges de l'aristocratie nobiliaire et sacerdotale, ont profité au cultivateur en l'émancipant, en lui ouvrant l'accès de la propriété, en multipliant la main-d'œuvre, soit par la vente des biens nationaux, soit par le morcellement, soit par l'activité plus grande des travaux publics ou particuliers. Le sort du paysan de la France est aujourd'hui infiniment supérieur, même par le bien-être matériel, à son ancienne condition.
Source : Gallica

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