Résumé

Charles-Louis Ducrest Traité de la monarchie absolue et des véritables moyens pour opérer la libération de la France… (1816)

Comme une armée, pour ainsi dire colossale, de six cents mille hommes, qui pourrait même être doublée et triplée au besoin, ne serait destinée qu'à la défense du territoire, sans être jamais dans le cas de dépasser les frontières, il est évident qu'on n'a plus besoin de cette énorme quantité de troupes légères si multipliées de nos jours, dragons, hussards, lanciers, etc., puisqu'elles n'ont pour objet que d'éclairer la marche d'une armée dans un pays étranger où l'on porte la guerre, et sur lequel on ne peut avoir que des connaissances imparfaites.
Source : Gallica

Charles-Louis Ducrest Traité de la monarchie absolue et des véritables moyens pour opérer la libération de la France… (1816)

L'esprit militaire et l'esprit commercial sont incompatibles. On n'a pour, but dans la profession des armes que de se procurer des jouissances prompies et faciles , que d'éblouir par l'éclat des prééminences et des honneurs, que de se créer une fortune plutôt brillante , et sur-tout rapide, que solide. Gomment un semblable esprit pourrait-il se concilier avec celui du commerce qui doit consister à ne voir que l'avenir dans le présent, à mépriser le faste dont les dignités s'environnent, à ne fonder le plus souvent que sur une longue succession d'années l'espoir d'une grande fortune?
Source : Gallica

Charles-Louis Ducrest Traité de la monarchie absolue et des véritables moyens pour opérer la libération de la France… (1816)

Les lumières sur les principes d'une bonne administration sont d'ailleurs trop généralement répandues aujourd'hui pour que le souverain ne sache pas qu'il ne résulte quelquefois de l'augmentation de l'impôt qu'un effet précisément contraire à celui qu'on en attend, la diminution de son produit, tandis qu'on en obtient toujours l'augmentation certaine, sans aucune, addition de droits, par l'effet d'une sage administration qui, en donnant plus d'activité à l'industrie, n'enrichit le souverain qu'en lui procurant de nouveaux titres à l'amour de son peuple.
Source : Gallica

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