Résumé

Ernst Réponse aux questions de l'enquête… (1868)

C'est un axiome incontestable d'économie politique, que toutes les industries nationales sont solidaires entre elles, comme le prouve complétement l'état des industries anglaises, prospérant ensemble et marchant ainsi, d'un pas ferme et égal, dans la conquête de la richesse.
Aussi le capital surabonde-t-il en Angleterre et passe-t-il, à bon droit, pour le principal instrument de la fortune publique ! Quand sa banque élève le taux de l'escompte, ce n'est pas que le capital manque, c'est pour le retenir en Angleterre et le refuser à l'étranger.
Source : Gallica

Ernst Réponse aux questions de l'enquête… (1868)

En vain, ceux qui ont ainsi traité l'Agriculture, cherchentils à prouver par la supériorité des exportations sur les importations de blé, que le libre-échange ne nuit en rien à l'Agriculture? Cet argument manque de bonne foi, car si faible que soit l'importation, elle a son action; elle nuit réellement et sûrement; non-seulement elle avilit les prix, mais elle est en outre une menace permanente et dangereuse, et une injustice incontestable, si on ne fait pas payer à l'importation étrangère l'impôt réel supporté par les blés français, au moins 4 francs par hectolitre ou 5 francs par 100 kilos.
Source : Gallica

Ernst Réponse aux questions de l'enquête… (1868)

Plus tard enfin, lorsque le capital argent et monnaie s'est formé, qu'il a, sous l'empire de la loi civile, produit un revenu légal, pourquoi ne lui a-t-on pas appliqué l'impôt qui devait le protéger, et qui serait venu en déduction de tous ces impôts primitifs et abusifs, qui grevaient la terre seule? car, le principe de l'impôt, c'est le revenu d'une propriété productive devant payer sa protection dans la proportion même de ce revenu; or, le revenu le plus net, et qui a le plus besoin de protection, plus exposé qu'il est, est le revenu de l'argent, le revenu mobilier.
Source : Gallica

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