Résumé

Auguste Lagondet Réforme financière, ou De l'impôt progressif frappant le revenu (1888)

L'impôt est la grande charge sociale de chaque citoyen; c'est, avons-nous dit, la prime d'assurances où s'alimente cette grande assurance mutuelle qu'on appelle la Société.
Il se décompose en deux parts : une part fondamentale au point d'être presque la seule et de presque éliminer l'autre, c'est-à-dire l'impôt du sang, obligatoire pour tous sans aucune exception, et l'impôt pécuniaire proprement dit.
Celui-ci se décompose à son tour : il est proportionnel jusqu'à la fortune moyenne de chaque citoyen, et progressif au delà, avec des degrés divers d'intensité.
Source : Gallica

Auguste Lagondet Réforme financière, ou De l'impôt progressif frappant le revenu (1888)

L'impôt progressif s'applique, non au capital, ce qui reviendrait, après tout, au même dans la plupart des cas, mais au revenu, qui est le capital en mouvement, l'effet par où il se produit au dehors, et donne la mesure exacte de sa valeur.
Tout effort qui se traduit par une utilité réalisée, par un service rendu, susceptible d'être monnayé, est un véritable capital portant le revenu imposable.
Source : Gallica

Auguste Lagondet Réforme financière, ou De l'impôt progressif frappant le revenu (1888)

On ne donnera jamais au citoyen une trop haute idée de la dignité humaine. Epargnez au plus pauvre, quand vous le pourrez, la triste humiliation de l'aumône.
Et voilà pourquoi le système anglais de l'impôt, acceptable peut-être, bien qu'antirationnel, pour l'aristocratique Angleterre, ne saurait espérer jamais, fût-il aussi scientifique qu'il l'est peu, de vivre un seul jour même en France, le pays, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, du bon sens et de l'égalité civique.
Source : Gallica

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