Résumé

Charles Louandre Études financières. — Les anciennes gabelles et l’impôt du sel

Le gouvernement, maître absolu de la matière imposable, ne se contentait pas d’exagérer les tarifs de vente et de les doubler arbitrairement d’un jour à l’autre; il forçait les contribuables à prendre chaque année une quantité de sel déterminée, ajoutant ainsi la consommation forcée au monopole, et, pour s’assurer que le fisc ne perdait aucun de ses droits, il exerçait un espionnage de tous les instans ou plutôt une inquisition aussi ombrageuse que l’inquisition catholique.
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Charles Louandre Études financières. — Les anciennes gabelles et l’impôt du sel

On s’étonnera peut-être que dans un temps de démocratie, où l’amélioration du bien-être matériel des classes laborieuses est considérée comme l’un des premiers devoirs des économistes et des gouvernemens, nous venions, au nom de l’équilibre du budget, prendre la défense d’une taxe souvent condamnée comme désastreuse pour les consommateurs peu aisés, comme essentiellement préjudiciable à l’agriculture, à l’alimentation publique, à l’industrie, à la pêche côtière, à la grande pêche, aux intérêts de notre marine marchande.
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Charles Louandre Études financières. — Les anciennes gabelles et l’impôt du sel

Il nous suffit d’avoir montré que l’impopularité de l’impôt du sel tient au souvenir des gabelles; que les dégrèvemens dont la consommation alimentaire a été l’objet ont été avant tout inspirés par l’esprit de parti et cette recherche de vaine popularité qui égare les hommes les mieux intentionnés eux-mêmes; que de toutes les contributions acquittées en France celle-là est la plus légère, la plus certaine, et qu’elle peut, par une surtaxe qui ne compromet aucun intérêt, assurer au trésor une ressource inespérée de 30 millions
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