Résumé

E. de Pina Plus de droits sur les alcools… (1848)

Et cependant quel produit plus précieux que le vin ? Il occasionne un immense mouvement d'argent, d'hommes, de chevaux, de bois ; sa main-d'oeuvre est toujours sûre et non trompeuse comme celle des industries; il donne la vigueur, l'esprit et la santé. On peut dire que la ruine des vignes est la ruine de la France. C'était là notre seul produit sans concurrence étrangère ; la Suisse, l'Angleterre imitent nos soies, mais le Bordeaux et le Bourgogne n'ont pas leurs pareils dans le monde. Le vin lui seul peut rendre à la France une balance du commerce favorable.
Source : Gallica

E. de Pina Plus de droits sur les alcools… (1848)

Mettrez-vous tout uniment l'impôt sur la vigne comme surtaxe unique à l'impôt foncier. Ce système est le plus rationnel et le seul qui ne froisse pas la liberté du commerce ; mais il est inexécutable ; le propriétaire aurait à payer parfois 1,000 fr. sur un hectare , deux ou trois ans avant d'avoir encaissé le prix de ses vins et souvent même sans avoir rien récolté.
Comme on le voit, l'impôt indirect, tout au profit de l'aristocratie, se conçoit chez les Anglais qui ne frappent ainsi qu'une denrée exotique facile à atteindre.
Source : Gallica

E. de Pina Plus de droits sur les alcools… (1848)

Quoi! le vin est la première richesse et la gloire de la France, notre exportation la plus sûre, et le pouvoir le traite comme pourrait faire un ennemi ! semblable au sauvage, il coupe l'arbre pour en manger le fruit. Depuis 60 ans, le produit de nos vignobles est tombé de 900 millions à 500, tandis que tous les autres produits de la terre ont doublé au moins; c'est plus de 10 milliards que le fisc a dévorés, outre ses prélèvements annuels. Il est temps que la France avise à conserver son vin, le plus beau privilège de son climat et de son sol.
Source : Gallica

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