Résumé

Notice biographique sur M. Mathieu-Placide Rusand… (1840)

« Mon père, disait l'un, vit-il encore ? — Et ma mère et mes frères , disait l'autre, ont-ils échappé au glaive des assassins?— Mes amis, disait M. Rusand, la patrie est en danger, oui; mais tout n'est pas perdu : sur la terre il nous reste la probité, la religion, l'honneur, et dans le ciel nous avons un appui; que sa volonté soit faite! — Oui, que sa volonté soit faite, » disaient les exilés, et ils élevaient au ciel leurs yeux baignés de larmes.
Source : Gallica

Notice biographique sur M. Mathieu-Placide Rusand… (1840)

Nos princes mouraient sur l'échafaud ou bien erraient proscrits sur de lointains rivages ; la France entière, dans le deuil et la souffrance, gémissait sous l'oppression de ses bourreaux; la joie et les plaisirs devaient donc être bannis de tout coeur vraiment français. Aussi M. Rusand ne s'arrêtait-il à contempler les beautés de la nature que pour s'élever jusqu'à Dieu, pour adorer sa puissante fécondité ; et, tout en admirant les créatures inanimées, il ne perdait pas de vue l'homme, la créature par excellence. Beaucoup de malheureux émigrés manquaient de secours
Source : Gallica

Notice biographique sur M. Mathieu-Placide Rusand… (1840)

M. Rusand profita de cet instant de calme pour revenir au pays de ses pères ; mais qui pourrait dire les sentiments divers qui agitaient son âme? à mesure qu'il approchait du terme de sa course que d'espérances! que de craintes! il va revoir sa terre natale; mais sa mère, la retrouvera-t-il? Il sait que des milliers de victimes sont tombées sous le fer des tyrans: ne fut-elle pas de ce nombre? Cette incertitude déchirante le bouleversait quand il mit le pied dans les murs de Lyon.
Source : Gallica

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