Résumé

Éloge de M. l'abbé Rauzan, ancien supérieur des Missions de France… (1848)

Est-ce donc que parmi les prêtres de la génération qui finit, nul n'a pu être saint si son âme n'a été touchée par leur âme, si son coeur ne s'est allumé au foyer de leur coeur? Messieurs, rien n'est contagieux pour la jeunesse cléricale comme la sainteté des prêtres qu'elle aime et qu'elle vénère : les générations lévitiques se font à leur image.
M. l'abbé Rauzan prit ses grades théologiques, et soutint avec honneur sa thèse du doctorat en 1784.
Source : Gallica

Éloge de M. l'abbé Rauzan, ancien supérieur des Missions de France… (1848)

Quand les missionnaires épars sur le sol de la France rappelèrent des vérités oubliées, quand ils lurent le livre de la loi méconnu, les peuples aussi pleurèrent, et ces pleurs étaient des pleurs de repentir et des pleurs de joie. La Religion, en reprenant possession des âmes, leur rendait le bonheur que l'impiété leur avait fait perdre.
Ces émotions pieuses, toutes les conditions les partageaient. Autour des chaires, des tribunaux, des autels, se rencontraient le guerrier et le magistrat, le bourgeois et l'homme du peuple. C'était la société tout entière se réconciliant avec Dieu
Source : Gallica

Éloge de M. l'abbé Rauzan, ancien supérieur des Missions de France… (1848)

Aussi sa mémoire est bénie, aussi l'Église de France le proclame son âpôtré, l'Église de Bordeaux sa gloire, et nous, Messieurs, notre modèle.
Que sa cendre, préeieux trésor, anime nos courages; et un jour, quand sonnera pour nous l'heure solennelle, comme naguère les milices de la cité terrestre consacraient leurs armes sur la dépouille d'un martyr, nous, milices de la cité céleste, nous les consacrerons sur la tombe d'un apôtre.
Source : Gallica

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