Baron Chaubry de Troncenord

Résumé

Baron Chaubry de Troncenord Des Gouvernements et de l'homme public… (1834)

Il résulte de ces raisonnemens qu'un homme public qui ne serait pas persuadé que l'homme est fait pour l'homme ne pourrait avoir l'amour de ses devoirs; car comme il n'y a point d'effet sans cause, il n'aurait qu'un intérêt relatif et secondaire à servir la société. Ce principe que l'homme se doit à l'homme étant consacré, il est évident que nul citoyen ne peut sans honte être indifférent à la prospérité, à la gloire de la nation au milieu de laquelle il vit. La conviction de cette vérité est à la morale ce que les fondations sont à un édifice.
Source : Gallica

Baron Chaubry de Troncenord Des Gouvernements et de l'homme public… (1834)

D'où je conclurai que le véritable caractère de la bonté dans l'homme publie est dans la puissance qu'il a de sormême.
L'amour du pouvoir naît quelquefois du sentiment qu'on a de ses forces, et le désir de la considération est souvent inspiré par les qualités qui la méritent. Qu'un homme d'un grandi caractère; que la nature a doué d'un vaste génie, d'une tête doublement organisée, et pour la guerre, et pour l'administration générale, accepte le gouvernement d'un État en proie à l'anarchie, déchiré par la guerre civile, l'Éternel lui en fait un devoir.
Source : Gallica

Baron Chaubry de Troncenord Des Gouvernements et de l'homme public… (1834)

Ils se contentent de dire que l'honnête est le bien par excellence. Cette morale n'est point en contradiction avec notre être; elle fixe la pensée sans l'effrayer ; et comme le germe de l'honnête est dans tous les, coeurs, elle obtient l'assentiment de ceux même qui n'ont pas assez de force pour en faire la règle de leur conduite.
Celui qui sait préférer l'honnête à l'utile, encore qu'il croie qu'il y a des choses utiles qui ne sont pas honnêtes, saura se dévouer pour la patrie, rendre la justice contre soi-même, marcher au supplice, plutôt que de trahir sa conscience.
Source : Gallica

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