Résumé

Claude Marie Rouyer Bréviaire à l'usage de tous les peuples… (1814)

CE ne sont ni les murs, ni les hommes qui font la patrie, ce sont les lois, les moeurs, les coutumes, le gouvernement, la manière d'être qui résulte de tout cela : la patrie est dans la relation de l'étal à ses membres. Quand ces relations changent ou s'évanouissent , la patrie disparaît.
Vouloir que les citoyens soient échauffés de l'amour de la patrie , et qu'ils voient en silence les malheurs qu'occasionne une législation précipitée, mauvaise et plus que monarchique ; c'est exiger d'un avare qu'il ne crie pas au voleur, quand on lui enlève sa casette.
Source : Gallica

Claude Marie Rouyer Bréviaire à l'usage de tous les peuples… (1814)

Le mariage est la première et la plus sainte institution de la nature.
L'amour des pères et mères pour leurs enfans, et des enfans pour leurs pères et mères ; l'amour des frères et soeurs ; l'amour des époux; l'amour des lois, de la patrie , de la liberté ; l'amour de la justice ; l'amour de l'honneur; l'amour de la gloire; l'amour du travail ; la tempérance , la sobriété, la reconnaissance, une louable émulation , l'administration , la pitié, la bienveillance, la bonté, la générosité, sont des passions vertueuses.
Source : Gallica

Claude Marie Rouyer Bréviaire à l'usage de tous les peuples… (1814)

Pour apprendre tes lois, il suffit de rentrer en soi-même, et d'écouler la voix de la conscience dans le silence des passions.
La conscience est la voix de l'ame ; les passions sont la voix du corps; est-il étonnant que ces deux langages se contredisent presque toujours ? Et alors lequel des deux faut-il écouler? Trop souvent la raison nous trompe ; nous n'avons que trop acquis le droit de la récuser; mais la conscience ne trompe jamais; elle est à l'ame ce que l'existence est au corps; qui la suit obéit à la nature, et ne craint pas de s'égarer.
Source : Gallica

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