Claude-Prosper de Crébillon

Résumé

Claude-Prosper de Crébillon La Nuit et le moment, ou les Matines de Cythère… (1755)

CLITANDRE.
Il est réel qu'elles nous en plaident davantage , en néral s'entend ; car tous les hommes ne font pas là-dessus du même avis.
CIDALISE.
Autant que j'ai pu le remarquer, vous n'êtes pas moins injustes à notre égard sur cet article , que vous ne l'êtes sur beaucoup d'autres. Une femme est-elle comme Araminte ?
Elle vous ennuie. Joue-t-elle ce qui lui manque ? Elle vous choque? En a-t-elle ? Quelque plaisir qu'il en résulte pour vous, vous la craignez.
Comment faut - il donc qu'elles
soient à cet égard pour vous plaire, ou pour ne pas vous causer d'inquiétude ?
Source : Gallica

Claude-Prosper de Crébillon La Nuit et le moment, ou les Matines de Cythère… (1755)

CLITANDRE.
Eh l Madame, quand vous avez pris Eraste, est-ce d'avoir une nouvelle passion que le Public vous a blâmée, & pensez - vous que le choix de l'objet n'y soit entré pour rien ? C'est une tyrannie de sa part, peut-être ; mais enfin , il veut que ce qui nous paroît aimable , lui plaise, & ne nous pardonne pas d'attacher un certain prix à ce qu'il
ne juge point à propos d'estimer
Source : Gallica

Claude-Prosper de Crébillon La Nuit et le moment, ou les Matines de Cythère… (1755)

CLITANDRE, - Non pas les connoisseurs; & nous.
laissons aux jeunes gens qui entrent dans le monde, à croire que toutes, les femmes ont beaucoup de cette: sorte de sensibilité; & que sur-tour, c'est chez celles qui ont du feu dans les yeux, une grande vivacité dans leurs actions, & de l'inconsidération dans leur conduite, que l'on en trouve le plus.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature