“ Taciturne, sans attrait pour le travail et même pour les amusements propres à son âge, elle fuit jusqu’à ses compagnes d’enfance. À leurs discours comme à leurs jeux, elle ne sait guère plus qu’assister, l’esprit distrait. ”
Taciturne
Définition et enjeux
Citations sur “taciturne”
Paul Verlaine,
Œuvres posthumes
“ La vie, comme de juste, nous sépara, ou plutôt me sépara du Taciturne, car je ne me rappelle pas avoir, en ce temps de notre première jeunesse, échangé une seule parole avec son obsesseur. Un jour, par le plus grand des hasards, je rencontrai ce bon garçon, et, après les premiers mots de reconnaissance et de sympathie, je lui demandai s’il voyait toujours un tel. ”
Gaston Boissier,
L’Académie française sous l’ancien régime
“ Ceux qui ont connu de près La Bruyère nous le dépeignent comme une sorte de rêveur, un personnage taciturne, empêtré, inégal, agissant par boutades, qui ne disait rien ou parlait trop ; en réalité, c’était un de ces hommes chez qui le dehors et le dedans s’accordent mal ensemble et se gênent l’un l’autre, qui sont timides d’apparence avec un grand fonds d’audace, et qui, lorsqu’ils ont pu se vaincre et triompher de leur embarras extérieur, vont plus loin que tout le monde, comme pour se dédommager. ”
Alphonse Grün, Une heure de solitude : extraits d'une correspondance… (1847)
“ Maintenant, sous prétexte que nous sommes sérieux, nous devenons taciturnes ; dans la crainte de paraître légers, nous nous montrons pédants, et la peur de passer pour futiles nous rend tout à fait ennuyeux. ”
Claude Simplicien Constituantisky, Domitien, Tacite et Mirabeau. 2e partie… (1852)
“ Sans cesse à mes regards, sous d'aperçus nouveaux , S'offrent ses qualités ainsi que ses défauts. Il se déguise en vain : tout jusqu'à son silence Conspire à déjouer sa futile espérance, — 30 — Et du faux et du vrai je cherche le garant, Non dans ce qu'il me dit, mais dans ce qu'il m'apprend. TACITE. C'est très-bien de ta part ; mais j'ai peine à comprendre Ce qu'en moi, ce qu'en vain tu cherches à reprendre ; Serait-ce, par hasard, à son comble porté, Cet amour qu'en mon sein versa la liberté ? Veux-tu punir en moi l'inexpiable crime De flétrir nos tyrans d'une horreur légitime ? ”
Auguste Laugel,
L’Aristocratie anglaise, son origine et son caractère
“ Dans l’horizon triste et fermé de la vie bourgeoise, pendant les journées sombres et taciturnes, les âmes sont illuminées par les visions de la noblesse, du luxe, de la puissance. La bourgeoisie tient les yeux fixés sur l’aristocratie, l’aristocratie cherche la richesse. ”
Jacques Bénigne Bossuet,
Discours sur l’Histoire universelle
“ L’exemple et la complaisance fortifient la tentation : il entre dans les sentimens du tentateur si bien secondé ; une trompeuse curiosité, une flateuse pensée d’orgueïl, le secret plaisir d’agir de soy-mesme et selon ses propres pensées, l’attire et l’aveugle : il veut faire une dangereuse épreuve de sa liberté, et il gouste avec le fruit défendu la pernicieuse douceur de contenter son esprit : les sens meslent leur attrait à ce nouveau charme ; il les suit, il s’y soumet, et il s’en fait le captif, luy qui en estoit le maistre. En mesme temps tout change pour luy. ”
William Makepeace Thackeray,
Mémoires de Barry Lyndon
“ Eh bien, un mari sensé et résolu amènera sa femme à cet état de discipline ; et j’amenai, moi, la mienne, toute grande dame qu’elle était, à me baiser la main, à me tirer mes bottes, à aller et venir pour moi comme une servante, et, qui plus est, à être aux anges quand j’étais de bonne humeur. Je me fiai trop, peut-être, à la durée de cette obéissance passive, et j’oubliai que l’hypocrisie même qui en fait partie (tous les gens timides sont menteurs dans l’âme) peut s’exercer d’une façon qui n’est rien moins qu’agréable, afin de vous tromper. ”
Benjamin Constant,
Adolphe : Anecdote trouvée dans les papiers d'un inconnu
(1867)
“ Quelquefois je cherchais à contraindre mon ennui ; je me réfugiais dans une taciturnité profonde : on prenait cette taciturnité pour du dédain. D'autres fois, lassé moi-même de mon silence, je me laissais aller à quelques plaisanteries, et mon esprit, mis en mouvement, m'entraînait au delà de toute mesure. Je révélais en un jour tous les ridicules que j'avais observés durant un mois. Les confidents de mes épanchements subits et involontaires ne m'en savaient aucun gré, et avaient raison ”
William Makepeace Thackeray,
La Foire aux vanités
“ Je vous répète, madame, qu’il est des gens auxquels il ne convient en aucune saison ; il y règne une mal’aria dont le souffle empoisonné fait des victimes en tout temps. Moi, je vous ai toujours considérée comme une brave femme, et, parole d’honneur, je serais fâché qu’il vous arrivât malheur. ”
Lemaître, La Jeune fille séduite, poème.… (1811)
“ Dans les premiers accès de sa fougueuse ivresse, Le traître prodigua ses soins et sa tendresse. Hélas! j'y répondois, croyant que son amour, Ainsi que mes plaisirs, croîtroit de jour en jour. Combien je me trompois ! ce séducteur infâme Tout-à-coup se refuse aux ardeurs de ma flamme; Il s'éloigne de moi, s'arrache de mes bras, M'accable de mépris, insulte à mes appas. En vain je lui rappelle, et mes douces caresses, Et nos transports charmans, et ses tendres promesses; Le cruel semble, hélas! avoir tout oublié. ”
Lucrèce,
De la nature des choses
“ Le tact, par tous les dieux, le tact, vrai sens du corps, Juge l’impression, choc venu du dehors Ou contre-coup secret d’une blessure intime ; Soit que de notre chair Vénus féconde exprime Les sucs générateurs, soit qu’un mal sourd entre eux Choque les éléments confus et douloureux ; Comme il peut t’arriver, lorsque ta main t’échappe Et, tombant sur toi-même, en quelque endroit te frappe. ”
Louis Jourdan,
Les Prières de Ludovic
(1859)
“ Là, comme partout, comme en toute circonstance, les femmes, même les plus vulgaires, se révèlent par cette finesse de tact, cette délicatesse de sentiments, cette tendresse, qui leur donnent sur nous une supériorité contre laquelle notre orgueil regimbe en vain. ”
George Sand,
Oeuvres de George Sand
(1838)
“ Votre nain Tickle a plus d'esprit et de bons mots que moi. LA REINE. Mais il est méchant et laid. J'aime la gaieté, mais c'est un banquet où je ne voudrais m'asseoir qu'avec des convives dignes de moi. Pourquoi méprisez-vous le rire? Vous croyez-vous trop céleste pour vous amuser comme les autres hommes? ALDO. Je me sens trop faible pour professer le caractère jovial. Quand je semble gai, je suis navré ou malade; le bonheur est sérieux, la douleur est silencieuse. Je ne suis capable que de joie ou de tristesse. ”
Cicéron,
Des suprêmes biens et des suprêmes maux
“ Enfin, les flammes ardentes et les glaces de l’hiver piquent nos organes avec des aiguillons d’une structure différente, c’est ce que nous montre le tact : le tact, ô dieux ! ce sens du corps entier, qui se manifeste soit quand un objet étranger y pénètre, soit quand une cause intérieure en dérange l’organisation, ou lorsque enfin le choc, en troublant l’harmonie des principes, y porte la douleur avec la confusion. Tu en feras l’expérience à chaque instant, en frappant de la main quelque partie de ton corps. ”
Hippolyte Bernheim,
Hypnotisme & suggestion : hystérie…
(1910)
“ Il en est de même du goût ; un goût agréable crée l'appétit ; un goût désagréable donne lieu à des nausées ; actes qui traduisent l'idée d'ingérer ce qui est agréable ou de rejeter ce qui répugne. Le tact est éminemment suggestif : un serrement de main inspire l'idée d'amitié ; une caresse, l'idée d'affection ou d'amour. Les qualités du tact sont interprétées par le cerveau et engendrent des suggestions émotives variées. ”
Saint-René Taillandier,
Revue des Deux Mondes
“ À tout pécheur soit fait miséricorde ! Si j’en fais un de procurer des plaisirs à mon prochain, mon intention n’est pas qu’ils soient criminels, et ce que j’en dis n’est que pour amuser un moment votre majesté. Toutes ces dames sont sages ; elles aiment à rire, et j’espère que c’est tout... Recevez avec votre bonté ordinaire, sire, les assurances de ma soumission et du profond respect avec lequel je serai toute ma vie, sire, de votre majesté, le très humble et très soumis serviteur et sujet [18] , « MAURICE DE SAXE. » On voit que le vieux charretier aime encore à entendre claquer le fouet. ”
Romain Rolland,
Jean-Christophe – Le Matin
“ Mais il suffit de si peu pour séparer des êtres qui se chérissent et s’estiment de tout leur cœur ! Un parler trop fort, des gestes maladroits, un tic inoffensif dans les yeux ou le nez, une façon de manger, de marcher et de rire, une gêne physique qu’on ne peut analyser... ”
Jeanne Leroy-Allais, Marie-Rose au couvent (1909)
“ Quand vous taquinez une personne, vous ne savez pas dans quelle disposition physique et morale elle se trouve. Vous ignorez si elle n’est pas sous le coup d’un ennui, d’une inquiétude, d’un chagrin, ou d’un malaise, qui lui rend très pénible ce que, une autre fois, elle supporterait aisément. ”
“ Voir pâtir l’un des siens et sentir son impuissance à soulager sa souffrance, est-il pire tourment ? Entendre toute la nuit le tic-tac monotone de la pendule qui semble compter les instants qui restent au moribond, quel supplice ! ”
Léon Pamphile LeMay, Les gouttelettes
“ Quand un plaisir mauvais devant vos yeux miroite. Et moi, j’en connais deux dont la tendresse adroite, Comme l’ange du ciel, nous guide sûrement. On monte sans malheur, sous leur regard aimant, La sente de la vie, hélas ! souvent étroite. ”
Édouard Turquety, Hymnes sacrées (1846)
“ Plus d'autel, plus d'encens pour l'Éternel lui-même, La voix de l'insulteur lui jette l'anathême ; La chair, l'immonde chair a surmonté l'esprit. Pas un seul cœur où règne une épouvante sainte , L'ivresse du plaisir a tué toute crainte, L'homme en faisant le mal, l'homme blasphème et rit. Pitié, Seigneur, pitié sur cette race impure ! Oh! ne mesurez pas le supplice à l'injure; Oh ! quel que soit l'orgueil qui vous a défié, Vous le seul tout puissant, le créateur, l'immense, Oh! ”
George Sand,
Mademoiselle La Quintinie
(1863)
“ Tu attends les tentations, au risque d’y céder, et, quand elles viennent, elles te trouvent désarmé ! Je te le dis : tant que tu n’auras pas détruit sans retour la sensibilité du corps et de l’esprit, tu souffriras sans profit et sans honneur. ”
André Mareschal, Le Railleur ou La satyre du temps…
“ Vos jeûnes, vos respects sont plus pernicieux Que nos déportements ne semblent vicieux ; Vous avez l'action et le coeur en conteste, L'un des yeux affété lorsque l'autre est modeste ; Et l'ingrate contrainte où vos voeux sont gênés [1145] Enflamme vos désirs, plus ils sont enchaînés. CLORINDE. Que nos désirs soient grands, quoi qu'on s'en imagine, C'est les dompter assez, s'il faut qu'on les devine ; Votre secte, qui cherchent où mieux ils paraîtront, Les étale en discours, les porte sur le front, [1150] Et d'un mauvais effet en faisant un bon compte Vous tirez vanité d'où dépend votre honte. ”
Charlotte Mary Yonge,
L’Héritier de Redclyffe
“ Continuez à veiller sur vous-même, et cela ne vous fera pas de mal. — Vous pensez donc, madame, que je ne dois pas fuir la tentation ? — Si des plaisirs, qui ne sont pas un devoir, sont une tentation, abandonnez-les. Mais, comme il y a des tentations partout, il y en a que vous devez combattre sans les fuir. ”
Charles Robert Maturin,
Bertram, ou le Château de St-Aldobrand…
“ Une autre personne, ici et dans la même soirée, forme avec la même vivacité le désir de vous plaire. Elle tremble sur son sort. La rougeur sur le front, elle s’incline devant vous comme une suppliante, et cherche sur des visages amis qui lui sourient l’indulgence dont elle a besoin, comme cette fleur qui constamment tournée [1] vers le soleil, semble attentive à solliciter les caresses de ses rayons bien-faisans. ”
Léon Bloy,
Belluaires et porchers
“ Nul n’ignore désormais, que je suis un envieux, un paresseux, un traître, un mendiant ingrat, un scatologue, un insulteur de fronts olympiens, un assassin disponible et, s’il faut tout dire, un raté sans pardon. ”
Anna de Noailles,
L’Ombre des jours
“ Qui n’ait le désir du baiser, De sa tendre et chaude épouvante ; Vous savez que rien n’est si fort Que la caresse et que l’étreinte, Et que toute tendresse est feinte Qui n’a le vouloir de l’accord. ”
“ Les mots avant d’arriver à ses lèvres s’étranglaient dans sa gorge. — Je... je... suis venu... vous voir... Comme autrefois elle s’était repue de sa souffrance, lui se repaissait de son trouble. Il savourait tout ce qu’avait d’exquis pour lui cette minute atroce pour elle... ”
Jacques d’Adelswärd-Fersen,
Messes noires ; Lord Lyllian
“ Vous m’étiez et vous m’êtes antipathique et cependant vous m’amusez. Votre insistance a de l’esprit. Votre fatuité n’est pas bête, votre souplesse elle-même est une maison de tolérance... on la tolère ! ”
Charles Rockingham, Le dernier d'Egmont. Tome 2 (1851)
“ Vous savez que, sauf dans ces crises d'emportement qui ont pu parfois faire douter de sa raison, comme elle se plaisait souvent à le répéter elle-même, nulle autant que votre amie, n'avait le secret de pousser la taquinerie jusqu'à ses légitimes limites, puis, de s'arrêter à temps, et de réparer toute légère et involontaire offense par les témoignages les plus gracieux et les plus enchanteurs de son repentir. ”
Félix Jousseaume, Impressions de voyage en Apharras… (1914)
“ Ou bien encore, dans un calme hypocrite, elle lui eût dit d'un air gracieux et cajoleur ce qu'on répète dans le monde où l'on rit pour se distraire et où l'on se ruine pour s'amuser : Si tu n'es pas content, va te faire. ”
William Makepeace Thackeray,
Mémoires de Barry Lyndon
“ Je passe rapidement à dessein sur le récit de cette partie de ma vie où les incidents sont pénibles, sans grand intérêt, excepté pour votre infortuné serviteur, et où mes compagnons n’étaient assurément pas d’une espèce qui convînt à ma qualité. Le fait est qu’un jeune homme pouvait difficilement tomber dans des mains pires que celles où je me trouvais. ”
H. Taine, William Thackeray, son talent et ses oeuvres
“ Leur tempérament vous demande des émotions fortes; leur esprit vous demande des démonstrations précises. Pour plaire à leur tempérament, il ne faut point égratigner, mais supplicier le vice; pour plaire à leur esprit, il ne faut point railler par des saillies, mais par des raisonnemens. ”
René Maizeroy,
L'amour prodigue
“ Quelque atavisme que j'ignore le pousse vers les femmes, l'empêche, quoi qu'il en ait parfois, de résister aux tentations... Il s'emballe moins vite qu'il ne se lasse... La satiété le poursuit, le guette, l'écœure, l'accable, l'empoisonne... ”
Laurent Scupoli,
Le Combat spirituel
(1688)
“ Venons maintenant à ce qui regarde le tems de la tentation. Il faut voir d’abord si la cause d’où elle procede est intérieure ou extérieure. Par la cause extérieure, j’entends la curiosité, soit des yeux, soit des oreilles, sur des choses peu honnêtes, la délicatesse, le luxe & les habits, les amitiés trop naturelles, des conversations trop libres. On remedie à ce mal par la pudeur & la modestie, qui tient les yeux & les oreilles fermées aux objets capables de soüiller l’imagination. ”
Sophie Gay,
Physiologie du ridicule
(1833)
“ En voyant passer cette troupe bruyante, le jeune seigneur, mollement étendu sur les coussins de son carrosse, les aurait d’abord regardés avec dédain, puis un retour sur lui-même aurait changé ce dédain en envie. Ainsi l’ennui se moque du plaisir, ce qui n’en dégoûte que les sots. ”
“ Il désarticule les impressions, scrute les sensations, sait le pourquoi et le comment des baisers. Il exaspère toutes les menues souffrances qui frôlent son âme jusqu’à les y faire pénétrer douloureusement. ”
Léo Taxil,
Mémoires d’une ex-palladiste parfaite…
“ Les misérables me tiennent, se rendent maîtres de mes mouvements, me paralysent ; je sens leurs mains scélérates qui m’étreignent à me briser les os. Alors, mes forces m’abandonnent, et je pleure en défaillant. ”
Anonyme, The Lustful Turk (Le truc lubrique…
“ Il ne tenait aucun compte de cela, mais il me prit dans ses bras, m’attirant dans son sein et m’appelant stupide et stupide de faire une telle opposition à ses plaisirs. — Raisonnons un peu, dit-il en attirant mes lèvres vers les siennes, considérez l’indispensable nécessité que toutes les créatures aimantes comme vous-même perdent la douce fleur que je vous ai si récemment acquise, et qui vous semble si chère ; Considérez la grande fin pour laquelle la nature vous a créé, donnez ces larmes inutiles, qui ne font que retarder votre dégustation des joies les plus douces. ”
Th. de Wyzewa, Revue des Deux Mondes
“ Garde le secret de ton âme, Et ne te laisse pas flatter Qu’Iris espargnera ta flamme Si tu luy permets d’éclater. Son humeur, à l’amour rebelle, Exile tous ses doux désirs ; Et la tendresse est criminelle, Qui veut luy parler en soupirs. ”
Delphine de Girardin,
La Croix de Berny
(1845)
“ Il faut cette tendance taquine de l’esprit humain, cette lutte éternelle du caractère et de l’éducation pour expliquer ce goût, cette passion des hommes calmes et distingués pour la mauvaise compagnie ; plus ils sont froids et dignes dans leurs manières, et plus ils recherchent les mauvais sujets, les femmes tarées, les misérables espèces ”
