Charlotte Mary Yonge,
L’Héritier de Redclyffe
“ Laura, prenez garde que les vacances de cet été ne vous engagent à une vie de frivolité. — Que voulez-vous dire ? demanda Laura avec une surprise ingénue. Philippe n’avait jamais eu autant de peine à se montrer calme. — Il faut que je parle, dit-il enfin, parce que personne que moi ne le fera. Mais avez-vous réfléchi où tout ceci peut vous conduire ? Ce jeune étranger que vous admettez dans votre intimité, avec qui vous faites de la musique, qui compose des vers pour vous ! Je ne dirais pas un mot s’il était digne de vous ; mais, Laura, ne soyez pas vous-même la cause de votre malheur ! ”

