Jeanne Leroy-Allais

Élements biographiques

Jeanne Leroy-Allais,  Marie-Rose au couvent (1909)

“ Elle n’a cure de l’effet produit. La voix de l’orgue, les parfums sacrés, les lumières et les fleurs, l’atmosphère de piété où baigne son âme l’emportent très loin, bien au-dessus des banalités de la vie.
La mère Saint-Michel lui dit parfois :
— Marie-Rose, je tremble dès que vous ouvrez la bouche. Vous paraissez tellement absente.
Et c’est vrai ; elle est absente. Sans souci de l’auditoire, elle chante pour elle-même ou plutôt pour Celui à qui elle s’adresse. Quand elle prononce : « O croix de mon Jésus, que veux-tu de mon cœur ? » elle interroge vraiment.
”
Source : Gutenberg

Jeanne Leroy-Allais,  Marie-Rose au couvent (1909)

“ Les lambines achèvent leur toilette, bousculées par la mère Saint-Boniface, gentiment aidées par la petite sœur au voile blanc dont la complaisance aplanit beaucoup de difficultés.
La porte s’ouvre sans bruit.
— Bonjour mes petites filles ; on est sages et bien portantes, ce matin ?
Toutes répondent à l’appel de cette voix douce et ferme qu’elles connaissent et qu’elles chérissent :
— Bonjour, mère Préfète.
— Sages,... fait la maîtresse, heu !... bien portantes... on n’a qu’à les regarder.
Le fait est que tous les minois sont frais et rosés, les mouvements prestes, l’œil vif.
”
Source : Gutenberg

Jeanne Leroy-Allais,  Chez les bêtes (1908)

“ Brunot et Michon avaient entrepris l'éducation des cadets qu'ils faisaient profiter de leur jeune expérience. Ils leur apprenaient à monter aux arbres sans efforts, à traverser le marais d'un pas léger, à éviter le gazon traître qui recouvre une crevasse, à marcher au bord des ravins sans risquer de choir dans l'abîme.
Toby se montrait plein de docilité et d'entrain ; mais Chouchoute ne voulait se donner aucun mal. Grimper aux arbres la fatiguait, côtoyer les ravins lui faisait peur ; et il fallait la porter à la moindre flaque, parce qu'elle craignait de se mouiller les pieds.
”
Source : Gallica

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