Jeanne Leroy-Allais

Résumé

Jeanne Leroy-Allais Chez les bêtes (1908)

Brunot et Michon avaient entrepris l'éducation des cadets qu'ils faisaient profiter de leur jeune expérience. Ils leur apprenaient à monter aux arbres sans efforts, à traverser le marais d'un pas léger, à éviter le gazon traître qui recouvre une crevasse, à marcher au bord des ravins sans risquer de choir dans l'abîme.
Toby se montrait plein de docilité et d'entrain ; mais Chouchoute ne voulait se donner aucun mal. Grimper aux arbres la fatiguait, côtoyer les ravins lui faisait peur ; et il fallait la porter à la moindre flaque, parce qu'elle craignait de se mouiller les pieds.
Source : Gallica

Jeanne Leroy-Allais Chez les bêtes (1908)

Un jour d'été — vous allez voir quelle terrible aventure! —
un jour d'été qu'il faisait une chaleur accablante, la mère Jaunette était restée dans la cour de la ferme avec ses trois petits, cherchant un peu d'ombre et de fraîcheur pour se reposer. Elle n'avait pas voulu aller aux champs, comme elle aurait pu le faire, parce qu'elle avait eu peur de l'orage.
Il faisait un beau soleil pourtant, mais elle avait vu dans le ciel un gros nuage inquiétant. Les bêtes, qui ne sont pas comme nous distraites par une foule de choses, sentent bien mieux
Source : Gallica

Jeanne Leroy-Allais Chez les bêtes (1908)

Flânoche laissait les siens mourir de faim.
A la ruche, on commençait à se lasser de ces deux-là : une estropiée et une paresseuse qu'il fallait nourrir à rien faire.
— Prenez garde, disait Bourbourette, voici l'automne qui vient, et avec l'automne, l'aquilon qui oppresse, la pluie qui alourdit les ailes, le froid qui glace, le brouillard qui pénètre et transit, la nuit qui vient brusquement et surprend les flâneuses.
C'est le moment où le travail est le plus pénible. ; c'est aussi le moment où l'on se débarrasse des bouches inutiles
Source : Gallica

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