Félix Jousseaume

Élements biographiques

Félix Jousseaume Impressions de voyage en Apharras… (1914)

Voilà votre homme ! cet homme libre! libre de travailler, pour manger, libre de se plier à la volonté du plus fort ou des plus nombreux, libre de prendre une épouse, pour s'enchaîner l'un à l'autre.
Je ne conçois qu'une liberté, dont l'homme puisse jouir : celle de faire son devoir honnêtement, selon ses moyens et sa force; cette liberté, quand on sait en user, permet à l'homme de profiter de son travail, de s'entourer de l'affection de sa famille, et de gagner l'estime de ses concitoyens. C'est se procurer la vie heureuse, sans tourments ni reproche.
Source : Gallica

Félix Jousseaume Les vandales du Louvre (1910)

Cela me paraît impossible : depuis Raphaël, combien d'artistes ont peint des vierges, combien d'admirables chefs-d'œuvre ils nous ont laissés ! Aucun n'a su comme Raphaël peindre et envelopper son sujet de ce mystérieux idéal qui attire, charme, impose, et fait tomber dans la contemplation. Corot, qu'on a tant imité, est également inimitable : il ne parle pas aux sens, il frappe l'imagination; ce n'est pas seulement l'image de la nature qu'expriment ses tableaux; c'est ce qu'elle a de mystérieux, ce qui nous la fait trouver belle, souriante, majestueuse ou imposante.
Source : Gallica

Félix Jousseaume Les vandales du Louvre (1910)

Quand le vernis jaunit, le bleu devient vert; s'il prend un ton gris sale, il éteint les lumières : ce n'est plus la peinture du maître qu'on a sous les yeux, c'est son dessin, son esquisse bariolée de tons discordants. L'harmonie et la poésie qui parlaient à l'esprit et remuaient les sens en sont disparues : il ne reste plus qu'un admirable et froid dessin sans élan poétique.
Un tableau est comme une pièce de vers, comme un morceau de musique.
Source : Gallica

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