Félix Jousseaume

Résumé

Félix Jousseaume Impressions de voyage en Apharras… (1914)

Voilà votre homme ! cet homme libre! libre de travailler, pour manger, libre de se plier à la volonté du plus fort ou des plus nombreux, libre de prendre une épouse, pour s'enchaîner l'un à l'autre.
Je ne conçois qu'une liberté, dont l'homme puisse jouir : celle de faire son devoir honnêtement, selon ses moyens et sa force; cette liberté, quand on sait en user, permet à l'homme de profiter de son travail, de s'entourer de l'affection de sa famille, et de gagner l'estime de ses concitoyens. C'est se procurer la vie heureuse, sans tourments ni reproche.
Source : Gallica

Félix Jousseaume Impressions de voyage en Apharras… (1914)

Elle ne pouvait plus plaire à notre génération et, pour la remplacer, on a imaginé la création monérique. Je suis de ceux sur qui la création divine ne produit aucun effet, mais je dois avoir passé l'âge des illusions, car je ne sens nullement le besoin de la remplacer par une autre. Je ne souhaite qu'une chose, c'est que chacun soit libre d'étaler son ventre au soleil ou de fendre l'air de son nez et, qu'on ne se groupe pas, pour entonner cet éternel refrain : ôte-toi de là, que je m'y mette !
Source : Gallica

Félix Jousseaume Impressions de voyage en Apharras… (1914)

Il entend mal, il voit trouble, et n'a plus aucune des sensations de la jeunesse folle et de l'adulte passionné.
Il n'a plus que son intelligence, forte et vigoureuse, qui lui verse à flots des pensées où le surnaturel, le vaporeux, le mystérieux vient souvent se mêler. Le « si jeunesse savait et si vieillesse pouvait » exprime assez exactement les deux phases de la vie. Mais jeunesse ne sait pas et vieillesse ne peut pas ; elle n'a même pas conservé le souvenir de sa vigueur juvénile, le reflet seul lui passe quelquefois dans la tête, comme un rêve pendant le sommeil.
Source : Gallica

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