Ernest Daudet

Ernest Daudet

Clarisse (1879)

Résumé

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet,  Clarisse (1879)

“ Clarisse répondit affirmativement.
— L'aimes-tu encore? demanda madame Garnay avec douceur.
- Non, ma mère ; c'est lui-même qui a pris soin de détruire les sentiments que, malgré tout, je lui gardais.
- Et mon fils !.
- Oh ! si c'est aimer son mari que d'être dévouée jusqu'à mourir pour lui ou à se consacrer tout entière à son bonheur, je l'aime bien.
- Ce n'est pas là tout l'amour, objecta tristement la baronne. — Puis, comme
Clarisse se taisait, elle ajouta : — Mon égoïsme de mère m'a rendue bien coupable envers toi, ma chère fille; me pardonnerastu jamais ?
”
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet,  Clarisse (1879)

“ Il se plut à admirer ces formes parfaites, ces yeux éloquents où venaient se refléter la candeur et l'ingénuité d'une âme encore vêtue d'innocence, à interroger cette imagination à peine éveillée et dont la sainte ignorance du mal contenait les ardeurs. Il prit plaisir à entendre tomber de cette bouche virginale l'expression des enthousiasmes qu'allume dans toute intelligence d'élite un délicat instinct d'artiste. Il but à longs traits la séduction qui se dégage des jeunes filles dont éclate la grâce et dont s'ouvre le cœur; il fut dominé par l'amour avant de le connaître et de le comprendre. ”
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet,  Clarisse (1879)

“ Elle ne pouvait entrer dans un salon ni passer dans la rue sans qu'aussitôt tous les yeux se dirigeassent vers elle, surpris par l'étrangeté de sa personne, enchantés par sa beauté. Ses cheveux noirs, son teint pâle, ses traits purs, sa fière démarche, l'harmonie de ses mouvements, annonçaient une créature d'élite, pouvant plus tard devenir également héroïque ou criminelle, selon que les caprices de sa destinée l'entraîneraient vers le bien ou vers le mal. Le temps mit la dernière main à tant de séduisantes perfections et les acheva. ”
Source : Gallica

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