Delphine de Girardin,
La Canne de Monsieur de Balzac
“ Tout en pensant ainsi, Clarisse s’enflammait des sentiments les plus poétiques ; malgré elle ses émotions se formulaient en vers harmonieux ; ce souvenir de l’ange gardien qui présidait à ses beaux jours l’inspira ; elle passa toute la nuit à travailler, c’est-à-dire à soulager son âme par l’expression naïve de ses sentiments. — Et le lendemain, lorsque Tancrède, invisible, revint près d’elle, il la trouva aux prises avec la Muse ; il vit que le moyen qu’il avait employé pour calmer son imagination n’avait servi qu’à l’exalter encore. ”
