Georges Georges Courteline

Résumé

Georges Georges Courteline Le Commissaire est bon enfant

Qui est-ce qui m’a bâti un fou furieux pareil ?
Le commissaire. —-— Ah, c’est moi le... ?
Floche. —-— Silence ! ou ca va mal tourner. Je suis bon enfant, mais je n’aime pas les fous !
Le commissaire, terrifié. —-— Je comprends ça !
Floche. —-— Le fou, c’est mon ennemi d’instinct, entendez-vous ?... c’est ma haine, c’est ma rancune ! La vue d’un fou suffit à me mettre hors de moi, et quand je tiens un fou à portée de ma main, je ne sais plus, non, je ne sais plus, de quoi je ne serais pas capable !
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Georges Georges Courteline Le Commissaire est bon enfant

Floche, laissant tomber son épée. —-— Insensé !
Le commissaire. —-— Eh non !
Floche. — Grelot vide ! Timbre fêlé ! Tête sans cervelle !
Le commissaire. — Je vous jure que vous êtes dans l’erreur. Vous vous faites, de mes facultés, une idée qui n’est pas la bonne.
Floche. —-— Je sais ! Vous êtes le fou traditionnel, classique, celui qui prêche et qui vend la sagessse. Mais, pauvre idiot, tout, en vous, tout respire et trahit la démence !... depuis la bouffonnerie de votre accoutrement jusqu’à l’absurdité sans nom de votre visage !
Le commissaire. — Trop aimable !
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Georges Georges Courteline Le Commissaire est bon enfant

Floche. —-— Ce quoi ?
Le commissaire. —-— Ce revolver. Un malheur est si vite arrivé, comme on dit !
Floche. —-— Vous dites des enfantillages. Une arme n’est dangereuse qu’aux mains d’un maladroit, et je suis maître de la mienne comme un bon écrivain est maître de sa langue. Songez que je vous crève un as à vingt-cinq pas, ou que je vous guillotine une pipe, le temps de compter jusqu’à quatre !
Le commissaire, feignant le plus vif intérêt. —-— Vraiment ?
Floche. —-— Vraiment ! —— D’ailleurs, vous allez en juger.
Le commissaire. —-— Hein ? Quoi ? Qu’est-ce que vous allez faire ?
Floche.
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