Résumé

Portrait de Bertall Bertall Les infortunes de Touche-à-tout (1865)

Plus rapide qu'une hirondelle Il s'enfuit comme à tire-d'aile, Et puis monte si loin, si loin, Qu'il n'est plus qu'un tout petit point.
Bientôt le point n'est plus en vue Notre ami se perd dans la nue Les oiseaux ont dû s'écrier : «Touche-à-Tout vient nous ennuyer ! _»
Les poissons qui du fond de l'onde Sont montés, dansent une ronde ; Et tous à l'envi contemplant Le soleil au disque brûlant, Se disent entre eux, non sans rire:
« Touche-à-Tout est en train de frire. »
En mangèrent-ils, je ne sais, Mais on ne le revit jamais.
Si loin qu'il soit, jura-t-il bien De ne jamais toucher à rien!
Source : Gallica

Portrait de Bertall Bertall Les infortunes de Touche-à-tout (1865)

Touche-à-Tout saigné jura bien De ne jamais toucher à rien.
« Comme c'est drôle l'eau qui bout!
Dit un jour monsieur Touche-à-Tout; Et comment dans cette bouillote Se fait-il donc que l'eau clapote?
On croirait ouïr le caquet D'une pie ou d'un perroquet. »
Il vous saisit la cafetière.
»
Ahi ! ahi! vite en arrière Il se jette; mais à l'instant Sur ses pieds se précipitant, L'eau chaude, par mainte brûlure, Met le bonhomme à la torture; Et, ce qui n'est pas le plus beau, Ses pauvres pieds n'ont plus de peau.
Source : Gallica

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