Résumé

Le dormeur éveillé (1884)

A la fin, comme Abou-Hassan se vovait abandonné de Giafar et des officiers du palais, il admit qu'il n'était point le calife et put réussir ainsi à quitter l'hôpital des fous et à rentrer dans sa maison.
Au bout de quelques jours, Abou-Hassan reprit sa vie habituelle. Chaque soir, il allait se promener au bout du pont de Bagdad.
Haroun-al-Raschid, déguisé encore en marchand de Mossoul, s'en vint passer non loin de l'endroit où était assis le jeune homme.
« Bon, pensa Abou-Hassan, voilà le sorcier qui m'a démonté la cervelle. » Le calife s'avança et lui frappa sur l'épaule.
Source : Gallica

Le dormeur éveillé (1884)

Au lever du soleil, Mesrour, chef des eunuques, réveilla le vrai calife. Haroun s'habilla et alla se placer dans un petit cabinet élevé d'où l'on pouvait voir tout ce qui se passait dans l'appartement royal. Alors, les officiers et les dames vinrent se ranger au tour du lit d'Abou-Hassan, et un eunuque trempa une petite éponge dans du vinaigre et l'approcha du nez du dormeur. Abou-Hassan éternua, ouvrit les yeux et demeura stupéfait. Il se vit au milieu d'une grande chambre, superbement meublée, ornée de vases d'or massif, de portières et d'un tapis de pied or et soie
Source : Gallica

Le dormeur éveillé (1884)

Sur cette réflexion, il se mit sur son séant. Le grand-vizir Giafar lui tendit la main pour l'aider à se lever; les esclaves s'avancèrent et revêtirent leur maître d'habits brodés d'or et de perles. Puis, le faux calife fut conduit dans la salle du trône.
Dès que Abou-Hassan se fut assis, Giafar se prosterna devant lui et lui rapporta ce qui s'était passé le jour précédent dans la ville de Bagdad. Le nouveau calife, en jetant un regard sur la foule des émirs, des vizirs et des officiers, reconnut le commandant de la police.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature