Benjamin Asperling de Rarogne, Traitté du jeu royal des échets
“ Un fou vaut bien un chevalier, & un chevalier vaut bien un fou. Les fous sont meilleurs en ce qu’ils frappent plus loing : ils gardent mieux les pions, et les conduisent mieux à dame. En ce qu’avec un pion derriere le fou, on serre le passage à la dame & à la Tour. Enfin ils sont meilleurs en ce qu’avec deux fous et le Roy l’on peut facillement donner échec & mat au Roy seul, ce qui est impossible avec deux chevaliers, à moins que le Roy seul n’épargne les dits chevaliers quand ils sont en prise, ou ne se laisse volontairement acculer. ”
