Gérard de Nerval,
Voyage en Orient
“ On eût dit que, pour revêtir ce nouveau calife, les trésors d’Haroun-al-Raschid avaient été épuisés. On conçoit la stupeur de Hakem à ce spectacle inouï : il chercha son poignard à sa ceinture pour s’élancer sur cet usurpateur ; mais une force irrésistible le paralysait. Cette vision lui semblait un avertissement céleste, et son trouble augmenta encore lorsqu’il reconnut ou crut reconnaître ses propres traits dans ceux de l’homme assis près de sa sœur. ”
