Résumé

Léon Thomas Deuxième centenaire de Pierre Corneille… (1885)

Ce qui est vrai, c'est que, pour l'homme de coeur, et surtout pour le chrétien, l'héroïsme se confond souvent avec le devoir; c'est que, pour rester ferme et debout dans la vertu, il faut se dire à soimême qu'après tout, vivre et mourir, c'est la même chose. Mourir est une action comme une autre, plus belle même qu'une autre, parce qu'elle achève et couronne la vertu. On n'évite pas la perte de la vie, seulement on peut la perdre comme un lâche ou comme un vaillant.
Honneur à celui dont le dernier souffle s'exhale dans un acte de dévouement et sous la bénédiction du ciel !
Source : Gallica

Léon Thomas Deuxième centenaire de Pierre Corneille… (1885)

Oui, poète, car il a le souffle, l'inspiration, les ailes de la pensée et de la foi. Son vers est mâle, sobre et ferme ; il est le moule solide de grands sentiments. Il a parlé de Corneille comme un fils doit parler de son père, en lui empruntant son âme et son verbe.
En entendant les vers qu'on va lire, on regardait le buste de Corneille, et on lui disait instinctivement : « Écoute bien, grand Corneille, voici un enfant de Rouen qui élève notre admiration et notre reconnaissance à ta hauteur ! »
Source : Gallica

Léon Thomas Deuxième centenaire de Pierre Corneille… (1885)

N'importe, détruisez, percez des avenues, Ouvrez aux voyageurs des routes inconnues, Osez au vieux Rouen dire un dernier adieu ; Tout passe, tout vieillit, tout dit ce que nous sommes ; Changez donc, réformez, hommes, l'œuvre des hommes, Mais respectez l'œuvre de Dieu.
Cette œuvre, c'est le code écrit au fond des âmes, C'est le patriotisme et ses ardentes flammes, La règle de l'honneur et de la vérité, La loyauté suivant toujours la droite ligne, La vertu gouvernant l'homme et le rendant digne De jouir de la liberté.
Source : Gallica

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