Résumé

Comte A. Lettre d'un gentilhomme dauphinois à Monsieur René Maral… (1876)

Dieu ! ce n'est pas un prêtre, c'est un satyre, et elle se lève à la hâte, légère, dites-vous ; oui! légère de la dernière once d'estime qui lui restait pour l'homme à phrases.
J'emporte du bonheur pour toute la vie, lui faites-vous dire. Allons donc ! si elle avait eu soif du bonheur que vous pouviez donner, elle serait restée, vous l'auriez revue. Je n'y étais pas ; mais je gage qu'elle murmurait en s'en allant : J'emporte du mépris pour toute la vie. Je maintiens mon dire : le dépit entre pour beaucoup dans votre aversion pour le confessionnal.
Source : Gallica

Comte A. Lettre d'un gentilhomme dauphinois à Monsieur René Maral… (1876)

Un apostat est un traître. C'est celui qui, sans raison de conscience, et par passion ou par intérêt, change de religion. Vous avez beau dire que le sens en est indifférent : Saint-Augustin, quittant les erreurs et le libertinage des manichéens pour la foi et la chasteté chrétienne, ne sera jamais un apostat ; mais Judas qui a vendu son maître pour trente deniers en estun. Luther passant à l'hérésie, Dar orgueil et par luxure, en est un autre. Ce vilain mot n'admet point de qualificatif honorable ; nul n'a jamais dit : un
pieux apostat, un vénérable apostat.
Source : Gallica

Comte A. Lettre d'un gentilhomme dauphinois à Monsieur René Maral… (1876)

Vous avez l'affirmation facile, parce que vous ne donnez que votre parole en garantie. Sauf la distance du rat à l'éléphant, vous procédez à la manière absolue de MARTIN Luther : Sic volo. Quoi que vous disiez, la chasieté est douce, aimable. C'est la volupté qui resserre le cœur et l'endurcit ; la chasteté le dilate et l'attendrit.
Tandis que l'homme corrompu repousse par son égoïsme, le cœur chaste s'épanche en une charité sans mesure.
Source : Gallica

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