Résumé

Eugène Duplessy Notre-Dame de Lorette, le quartier… (1894)

Il y apporta ses qualités ordinaires, correction du dessin et sagesse de l'ordonnance ; mais il y apporta aussi ses défauts, l'indécision et la mollesse de la touche, la froideur du coloris ; mais par dessus tout, ce qui manque à son oeuvre c'est le caractère religieux : lorsqu'on a vu les peintures si chrétiennes de Roger, de Périn et d'Orsel, comment ne pas gémir devant ce Christ, devant ce Père éternel, dont l'artiste n'a su faire qu'un homme et un vieillard ? Quel beau sujet, pourtant, que celui de la mort et des fins dernières ! quelles ressources il offrait au génie !
Source : Gallica

Eugène Duplessy Notre-Dame de Lorette, le quartier… (1894)

Une basilique n'est acceptable comme église qu'à condition d'être ornée, parée, enrichie de sculptures ou de peintures, sans lesquelles on risquerait, en effet, de la confondre avec un édifice purement civil. Cette règle fut suivie à Notre-Dame de Lorette. Mais dès que l'église fut ouverte au culte, les peintures et les dorures, attirant l'oeil par leur éclat et leur verdeur, sans que le temps les eût adoucies, sans que des verrières de couleur vinssent en atténuer l'effet, parurent d'une richesse excessive et soulevèrent des critiques sans nombre.
Source : Gallica

Eugène Duplessy Notre-Dame de Lorette, le quartier… (1894)

Mais comment Dieu a-t-il sauvé toute la terre? par l'Incarnation et la Rédemption de son Fils. C'est ce que nous montre l'artiste chrétien, dans plusieurs tableaux qui se font pendants à gauche et à droite de la sacristie. D'un côté, nous voyons l'arbre de mort, lignum mortis, autour duquel est enroulé le serpent tentateur ; — de l'autre côté, l'arbre de vie, la croix, au pied de laquelle ont germé le blé et la vigne eucharistique. Or cet arbre de vie n'a poussé qu'en ruinant l'arbre de mort : peccato deleto, crucis mysterio, « le mystère de la croix a détruit l'oeuvre du péché. »
Source : Gallica

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