Résumé

Auguste Koenig Saint-Eustache : histoire et visite de l'église (1878)

Admirons maintenant à côté de nous un chef-d'oeuvre, le seul laissé à Saint-Eustache par la Révolution. Ce banc de l'oeuvre, magnifique pièce en bois sculpté, reproduit un portique grec soutenu par quatre colonnes ioniques cannelées. Élevé à la gloire de sainte Agnès, la jeune martyre est agenouillée sur l'entablement, les bras tendus vers le ciel ; des anges accourent et lui apportent la palme et la couronne du triomphe. Au dessous, entre les colonnes, deux autres soutiennent un médaillon qu'un troisième ange, le plus beau, plein de grâce et de hardiesse, suspend à la voûte du portique.
Source : Gallica

Auguste Koenig Saint-Eustache : histoire et visite de l'église (1878)

De deux heures à quatre heures, lorsque le soleil donne sur toute la façade méridionale et éclaire l'intérieur de l'église jusqu'au fond de la chapelle de la Vierge mystérieuse et sombre, se jouant à travers les arcs de la nef, du choeur et des bas-côtés, allumant les roses du transept, faisant briller l'or et la couleur répandus à profusion sur les parois des chapelles et sur l'architecture qui leur sert d'encadrement extérieur, le visiteur reste émerveillé, un cri d'admiration s'échappe de ses lèvres
Source : Gallica

Auguste Koenig Saint-Eustache : histoire et visite de l'église (1878)

M. Scheltien vient de faire établir le gaz dans des conditions dignes de Saint-Eustache. Le conseil de fabrique, comme par le passé, n'a pas reculé devant cette grosse dépense, gage de grandes économies pour plus tard. Le système adopté, unique à Paris, a parfaitement réussi. De magnifiques appareils prenant le gaz sous les dalles de l'église, éclairent de leurs mille feux le choeur, la nef et les bas-côtés. Aux grands offices du soir, quand tout est allumé, les lignes de l'architecture se dessinent merveilleusement aux regards, emportant la pensée et le coeur plus haut que terre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature