François Fertiault

Élements biographiques

Portrait de François Fertiault François Fertiault,  Les petits drames rustiques : scènes et croquis d'après nature (1875)

“ Il serait parfaitement inutile de chercher à dépeindre la douleur de Nicolle. Dédaignée au moment même où son courage lui conquérait son amoureux, l'ex-promise de Joseph est frappée au cœur.
Tantôt elle essaie de ne point croire à son malheur, tantôt elle s'y plonge aveuglément, tout entière.
Arriver à un incident qui détourne Joseph, qui l'arrache à son amour, ce n'est point un simple chagrin pour elle; son bonheur y tient, sa vie s'y trouve en jeu, et il y a gros à parier qu'elle ne songera pas à se soustraire à cette fatale influence.
”
Source : Gallica

Portrait de François Fertiault François Fertiault,  La Nuit du génie

“ Où l’homme de génie au cœur sent un orage.
C’est l’âge où règne en lui ce tumulte confus
D’inutiles efforts et de vœux superflus ;
Où de vagues soucis son ame est agitée ;
Où des rêves sans fin tourmentent sa pensée ;
Où de son œil ardent, sans pouvoir le saisir,
Il sonde et sonde encor le douteux avenir.
Cet âge où bout la sève ; où, plein d’un feu qui couve,
Comme un être sans but, il cherche sans qu’il trouve ;
Cet âge où rien, enfin, n’est encor de ses mains
Sorti, pour attester sa puissance aux humains.
Il brûle. Il sent en lui qu’il a son œuvre à faire...
”
Source : Wikisource

Portrait de François Fertiault François Fertiault,  Les petits drames rustiques : scènes et croquis d'après nature (1875)

“ MONTAIGU.
Jadis, ô Montaigu, dans tes vieux murs debout Tout respirait la vie, et l'ardeur, et la guerre : Les pieds de tes soldats résonnaient sur la terre ; Leurs cris se répondaient de l'un à l'autre bout.
Maintenant, tu n'es plus : silence et mort partout.
Trois siècles ont broyé, disséminé ta pierre, Et sur ton sommet chauve, ô mont, un homme austère A fait son nid d'ermite, où du monde il s'absout.
Riche de ton néant, il monte où Dieu l'appelle.
Un lambeau de muraille abrite sa chapelle; Sa croix sur la ruine étend ses bras bénis;
Tes souterrains comblés sont le champ qu'il remue.
”
Source : Gallica

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