François Fertiault,
Un martyr de l’intelligence ou Salomon de Caux
“ Tantôt d’un œil ardent tu le menaceras, Tantôt d’un œil éteint tu le contempleras ; Lui montrant sous tes doigts ton manuscrit sublime, Tes pensers bondiront de leur base à leur cime,... Tu voudras lui parler, et tu lui feras peur, Ô Salomon de Caux qui trouvas la vapeur ! Va ; dans ton cabanon promène ta folie ; Proclame par moment ton œuvre, qu’on spolie ; Frappe-toi ; fais couler ton sang noir sur ton front ; ... De tes contemporains laveras-tu l’affront ? — Pour actions de grâce ils t’ont fait ta démence... On est toujours honni du siècle qu’on devance ! ”
