Alphonse de Launay

Élements biographiques

Alphonse de Launay,  Bonne nuit... (1884)

“ Chardon la regarda et versa des larmes, mais, cette fois, des larmes d'attendrissement, des larmes douces, qui lui firent du bien au cœur.
— Tu espères donc pouvoir me pardonner?... lui demanda-t-il du ton le plus humble.
— Oui, répondit madame Chardon, puisqu'il n'y a pas de tentations sans tentateur, et que, dans cette histoire, j'ai joué le rôle du serpent; je vous pardonnerai donc, mais à une condition, c'est que vous m'obéirez désormais comme je vous obéissais jadis. Car enfin, est-il bien digne de commander, un homme qui, comme vous, s'est laissé jouer par une faible femme?...
”
Source : Gallica

Alphonse de Launay,  Bonne nuit... (1884)

“ Chardon n'était d'aucune façon un héros légendaire, et sa vie n'offre point de ces hauts faits qui décident de la destinée des empires. C'était un fort honnête homme, soumis aux lois de son pays et dévoué au pouvoir régnant ; jouissant convenablement d'une fortune très rondelette, il menait une vie tranquille et modérée entre sa femme, une très belle encore et excellente personne, et sa fille Sarah, la plus délicieuse créature qui fût au monde, une enfant toute suave et charmante, que dix-huit printemps avaient dotée de leurs fraîcheurs, de leurs grâces et de leurs parfums. ”
Source : Gallica

Alphonse de Launay,  Bonne nuit... (1884)

“ Laissez-moi partir! J'ai peur maintenant... j'ai peur de tout ce qui nous entoure !
— De grâce, un instant encore ! supplia Chardon : laissez-moi vous dire les mille bonnes choses qui bourdonnent au fond de mon cœur! Moi. aussi, madame, je suis naïf et inexpérimenté ; je n'ai point l'habitude, moi, de ces fadeurs familières à nos héros de boudoirs! Le vrai, le jeune, le brûlant amour, je ne l'ai point ressenti encore, et tout ce que je vous dis part d'un sentiment sincère, je vous le jure. Vous êtes une révélation pour moi. Ne me j
fuyez pas.
”
Source : Gallica

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