Alphonse de Launay, Bonne nuit... (1884)
“ Chardon la regarda et versa des larmes, mais, cette fois, des larmes d'attendrissement, des larmes douces, qui lui firent du bien au cœur. — Tu espères donc pouvoir me pardonner?... lui demanda-t-il du ton le plus humble. — Oui, répondit madame Chardon, puisqu'il n'y a pas de tentations sans tentateur, et que, dans cette histoire, j'ai joué le rôle du serpent; je vous pardonnerai donc, mais à une condition, c'est que vous m'obéirez désormais comme je vous obéissais jadis. Car enfin, est-il bien digne de commander, un homme qui, comme vous, s'est laissé jouer par une faible femme?... ”
