Louis Bourgaut, Échos du coeur, poésies nouvelles (1882)
“ De coeurs de femmes ? Ton haleine a-t-elle effleuré Celle que j'aime?. LA VIE ET LE COEUR. 177 Dans la nuit a-t-elle pleuré Comme moi-même ? Tu ne peux te rassassier Amour, de larmes, Pas plus que le noble coursier Du bruit des armes, L'oiseau de l'air pur, le gazon De la rosée, L'enfant de baisers, la raison De la pensée, La chèvre de cytise et l'abeille de fleurs. La fiancée S'endort heureuse et toute en pleurs, Par toi bercée, Amour, en nous faisant souffrir Tu nous fais vivre ; De tes doux rêves de plaisir Mon coeur s'enivre ; Sans toi tous les mortels détesteraient le jour. ”
