François Fertiault

François Fertiault

Résumé

Portrait de François Fertiault François Fertiault Pages mêlées

Vous comprenez sans peine que de grands dévouements ont dû surgir pour adoucir les coups terribles de la disette, et le beau trait, développé dans la légende qui va suivre, ne vous étonnera sans doute pas. — Pauvre saint Guillaume ! ô bon abbé de Saint-Bénigne ! il aimait cependant bien ses beaux vases et ses beaux reliquaires donnés à son église par Gontran, roi de Bourgogne ; mais il aimait encore davantage ses pauvres... et il vendit le riche métal des uns pour apaiser la faim cruelle des autres ! — L’ardente charité ne connaît pas de demi-mesures.
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Portrait de François Fertiault François Fertiault Pages mêlées

Nous fredonne les sons d’un air qu’elle commence :
Gracieuse ou pensive en son rhythme léger,
Sans choix, parmi ses sœurs, elle vient se ranger,
Tandis que svelte et prompte, et comme une fusée,
La ballade fluette, avec sa rime aisée,
S’élance, et monte en l’air, hôte des régions
Où des sylphes badins dansent les légions,
Et qui, nous visitant dans la nuit sur la terre,
Vient nous conter tout bas quelque riant mystère ;
Enfin viennent aussi ces mille petits nains
Êtres insoucieux, sans douceurs ni venins,
Taillés Dieu sait comment
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Portrait de François Fertiault François Fertiault Pages mêlées

Tu marchais dans la lice où nul sort ne s’achève ;
Mer qui jette toujours inconnus sur sa grève
Les cadavres de ses martyrs.
Malheureux ceux que Dieu fait dépasser la foule
Pour ouvrir les chemins d’un siècle, qui s’écoule
En ravageant son lit comme un ardent ruisseau !
Chacun y souffre et meurt sans hâter les phalanges
Du peuple, vieil enfant qui végète en ses langes
Et traîne après lui son berceau.
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