Résumé

Dubuc Relation de la situation des prisonniers français détenus dans l'île de Cabrera… (1823)

Nos maux ne finirent point là. Après nous avoir fait endurer tous les tourmens possibles, on nous embarqua pour une île déserte appelée Cabrera, et l'on nous abandonna sur des rochers arides, exposés aux injures de l'air et aux révolutions du temps ; nous passions notre vie dans un état déplorable et comme des êtres sans espoir, et attendant chaque jour la mort, comme la fin de nos souffrances.
Source : Gallica

Dubuc Relation de la situation des prisonniers français détenus dans l'île de Cabrera… (1823)

Nous languissions sans cesse et mourions tous les jours sans cesser d'exister. L'homme ne devient méchant que parce qu'il est malheureux, a dit J.-J. Rousseau; plusieurs accablés par la misère ont commis des crimes qui avilissent l'homme aux yeux de la société ; ils en connaissaient bien la conséquence, mais la misère les accablait trop pour qu'il leur fût possible de se corriger.
Source : Gallica

Dubuc Relation de la situation des prisonniers français détenus dans l'île de Cabrera… (1823)

Nation bienfaisante et généreuse, un jour viendra où nous pourrons te témoigner toute la reconnaissance des bienfaits que tu nous rendis , et dont le souvenir sera sans cesse gravé dans notre mémoire !
Le peu de vivres que l'on nous donnait augmentait encore plus nos maux ; 16 onces de pain, 4 onces et demie de grosses fèves et demionce d'huile composaient la ration de l'infortuné Cabrérien.
Jugez vous - même comment nous pouvions faire pour subsister : la ration était assez forte pour nous empêcher de mourir de faim, et trop faible pour pouvoir vivre.
Source : Gallica

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