Résumé

Ferdinand Audry Lettres d'un prolétaire à ses frères… (1843)

Honte à toi, société, de ne pas avoir pitié de ces petits êtres qui chaque jour sont sacrifiés. Tandis que dans un autre ordre de choses, tu trouverais dans le nombre de ces victimes des enfants d'une intelligence distinguée; mais alors aussi tu aurais connu les bienfaits de l'association ; alors chacun jouirait du bonheur auquel tout travailleur a droit de prétendre. Non, tu aimes mieux croupir dans l'ignorance et la misère !... Si plus tard devenus hommes, ils se réveillent pour sortir d'une position insupportable et défendre leurs droits méconnus
Source : Gallica

Ferdinand Audry Lettres d'un prolétaire à ses frères… (1843)

Tandis que d'autres nagent dans l'abondance et le superflu, toi, peuple travailleur, tu n'as pas quelquefois de pain à donner à ta famille!...
La véritable cause, Frères, de ces iniquités et de nos malheurs, c'est ce qu'il faut chercher; le remède, il faut le trouver, et faire tous ses efforts pour le proclamer partout et sans cesse, afin qu'il soit mis un jour en pratique pour le bonheur de tous, physiquement et moralement.
Source : Gallica

Ferdinand Audry Lettres d'un prolétaire à ses frères… (1843)

Prolétaires, comme je l'ai déjà dit, moralisons-nous en dépit des dépravations et des injustices d'une société corrompue; cherchons le remède à tant de peines ; que ceux qui souffrent se montrent dans toute leur misère afin que les insolents, qu'on nomme les heureux du jour, ne traitent pas de menteurs ceux qui t'aiment, et qu'au jour de la régénération ces belles paroles du Christ soient mises en pratique pour le bonheur commun.
Source : Gallica

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