Résumé

J.-F. Barraud Étrennes d'un prolétaire à M. Bertin aîné… (1831)

Il faudra beaucoup de modération dans la réorganisation de la garde nationale de Lyon, elle a contre elle un funeste précédent; et, sans beaucoup de fortes passions , la classe ouvrière oubliera lentement ces jours de sanglante mémoire, où son uniforme figurait au premier rang.
C'est un si malheureux état que celui d'une ville où le travail des hommes peut à peine suffire a leurs besoins, où la misère aigrit facilement les esprits; où les ouvriers ont pour eux la force du nombre.
Source : Gallica

J.-F. Barraud Étrennes d'un prolétaire à M. Bertin aîné… (1831)

Il paraît mon révérend père don IGNACO de BERTIN , que dans votre vocabulaire prolétaire, signifie barbare; ouvrier, voleur et assassin. Puis, vous continuez vos jérémiades en disant :
Ils sont les plus forts, les plus nombreux; vous leur donnez vous même des armes, et, enfin, ils souffrent horriblement de la misère. Quel courage, quelle vertu il faudrait pour ne point résister à la tentation !
Oui nous sommes les plus forts et les plus nombreux. Quel sujet de crainte notre force et notre nombre peuvent-ils inspirer aux honnêtes gens? Mais nous avons des armes Ah !
Source : Gallica

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