Résumé

Humbert de Saboulin La question sociale ou La propriété individuelle contre les communistes et les pillards (1871)

Il n'y aura qu'une sorte d'émulation entre les hommes. Chacun d'eux cherchera à consommer le plus qu'il pourra en produisant le moins possible. On se disputera le monceau des richesses communes sans chercher à rien produire jusqu'à ce qu'il soit complètement absorbé. On le voit, ni le système de la propriété individuelle, ni même aucun autre ne pourrait donner autant de gages que celui-ci à la paresse et à la prodigalité. On ne saurait donc songer un moment au communisme proprement dit si la production, ou soit le travail, et la consommation n'y étaient pas organisés.
Source : Gallica

Humbert de Saboulin La question sociale ou La propriété individuelle contre les communistes et les pillards (1871)

La propriété individuelle est légitime parce que la destination de l'homme à ce genre de propriété est un voeu évident de la nature.
Sans l'appropriation individuelle des choses, en effet, l'homme ne peut pourvoir suffisamment à sa conservation et à celle de sa famille, à laquelle, cependant, la loi naturelle lui fait un devoir de veiller.
Si le premier homme, comme on l'a remarqué avec vérité, n'est pas né propriétaire, il est, du moins, venu au monde susceptible de le devenir.
Source : Gallica

Humbert de Saboulin La question sociale ou La propriété individuelle contre les communistes et les pillards (1871)

On pourrait peut-être, par de sages lois, réfréner les trop scandaleuses spéculations de bourse, seules sources, avec le vol et la paresse des mendiants valides, du vrai parasitisme, de celui, du moins, qu'il peut être donné à l'humanité d'éviter partiellement. Ce serait là une réforme pleine de difficultés pratiques, mais à laquelle nous applaudirions de tout coeur.
L'intérêt social ne réclame donc point l'abolition, le sacrifice du droit du propriétaire dont nous avons démontré la légitimité.
Source : Gallica

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