Résumé

A. Bourdon Organisation du travail intellectuel… (1848)

Les arts doivent être vraiment libéraux. La littérature surtout, pour être grande et pure, ne doit plus avoir le mercantilisme pour but unique. Elle doit être oeuvre de la nation, et tendre à cette fin que la jouissance en devienne facile et fructueuse pour tous.
Mais il faut que l'art soit entouré de toutes les garanties possibles, pour qu'aucune influence de nom ou de succès acquis ne puisse peser sur le jugement d'une production , et que toute capacité ait la place qui lui appartient. L'art ainsi s'élèvera bientôt à sa véritable hauteur et le mérite seul aura la suprématie.
Source : Gallica

A. Bourdon Organisation du travail intellectuel… (1848)

Toute peine mérite salaire, dit un vieil axiome de jurisprudence. Qui garantit celui de l'artiste ? Après bien des études, des recherches, des peines infructueuses souvent, après tout ce temps qui représente aussi un capital, il se met à l'oeuvre... Mille circonstances se réunissent pour annihiler le fruit qu'il a le droit d'espérer de ses labeurs. Subissant toutes les chances du travail improductif, livré à toutes les éventualités de la spéculation, n'a-t-il pas droit à l'intégrité des produits du travail qui réussit? Sa propriété n'est-elle pas aussi sacrée que toutes lès autres?...
Source : Gallica

A. Bourdon Organisation du travail intellectuel… (1848)

Et combien de fois celle iniquité n'a-t_elle pas été un vol au préjudice du genre humain !
La République doit offrir sa protection à tous les débuts. Le génie ne se développe qu'au soleil, et nul ne saurait limiter le temps nécessaire à sa maturité.
Mais le droit au travail ne peut être exercé qu'au moyen de l'organisation du travail même.
L'organisation n'est pas une entrave à la liberté ; elle en est, au contraire, la garantie.
Source : Gallica

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