Résumé

Les aventures d'une chatte blanche… (1877)

Marguerite comprit.
« Il n'y en a guère pour nous deux, pensa la jeune fille, mais la pauvre bête paraît avoir, elle aussi, un si grand besoin de manger!. Et je sais si bien comme cela fait souffrir d'avoir faim! »
Et la petite mendiante donna de son pain à la pauvre Grilda.
« Tu n'auras que cette bouchée », ajouta Marguerite. Puis elle s'assit sur une marche, et Minette miaulait et la touchait avec sa patte, l'implorant pour avoir encore un peu de nourriture.
Source : Gallica

Les aventures d'une chatte blanche… (1877)

Pendant qu'elle était blottie derrière du charbon, elle si blanche ! le propriétaire vint fermer la porte sans se douter de rien, et emprisonna Minette pour toute la nuit.
Quand le jour revint, Grilda recouvra sa liberté; mais le malheur continua à la poursuivre. Un laitier avait laissé à la porte d'une maison un seau plein de lait : c'était plus qu'il n'en fallait pour attirer Grilda qui n'avait rien mangé depuis la veille.
Aussi ne put-elle surmonter la tentation, et, grimpant sur le
bord du seau, la pauvre chatte qui mourait de faim essaya d'atteindre la blanche et délicieuse nourriture.
Source : Gallica

Les aventures d'une chatte blanche… (1877)

La bonté que Marguerite avait eue pour une chatte qui pourtant lui était étrangère, amena un grand changement dans son existence : la maîtresse de Grilda la plaça dans une école et la fit habiller et instruire.
C'est ainsi que de grands événements peuvent quelquefois naître de bagatelles. Mais quand même il ne nous en reviendrait rien, soyons toujours bons pour tout ce qui vit : la bonté et la compassion sont des sentiments si doux, qu'ils portent en euxmêmes leur plus douce récompense.
Source : Gallica

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