Résumé

M. Boyer Les hommes malades de la peur

Mais en place de l'ordre légal que vous ayez fait, qui vous rend aussi malheureux que nous par les soucis cruels que son maintien impose, nous voulons l'ordre légitime qui nous rendra tous heureux. Voyez les effets de celui que vous défendez : la société est divisée en deux camps ennemis dans lesquels chacun tremble pour soi et pour les siens; l'un a peur de mourir de faim, l'autre a peur de perdre ce qui fait son orgueil.
Source : Gallica

M. Boyer Les hommes malades de la peur

Les fortunes se concentrent, le prolétariat s'élargit en dépit de votre système malthusien, la banqueroute vous menace, et tous vos efforts seront impuissants pour l'arrêter; une armée de cinq cent mille hommes ne suffit plus pour vous faire goûter les douceurs du repos. Ne comprendrez-vous pas enfin que le système que vous suivez est vicieux? Ne comprendrez-vous pas enfin que tout ce qui péche contre l'équité produit des effets désastreux?
En dehors de l'ordre légal il existe un ordre naturel et divin auquel il faudra bien que vous vous soumettiez.
Source : Gallica

M. Boyer Les hommes malades de la peur

Croyez-vous que Dieu, en répandant avec profusion sur la terre tout ce qui peut faire le bonheur de tous, permît qu'impunément ce tout devînt la proie de quelques-uns?
7 Croyez-vous qu'on puisse laisser dans l'ignorance la plus profonde les quatre-vingt-dix centièmes d'une nation, sans que ces quatre-vingt-dix centièmes sujets de l'ignorance, poussés, les uns par là faim, les autres par les mauvaises passions dont vous leur donnez l'exemple, ne viennent un jour vous demander un compte sévère des privations qui leur sont imposées?
Source : Gallica

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