Salon (art)

Définition et enjeux

X. Marmier Revue des Deux Mondes

Tout ce qui tient à l’ornement d’un salon, élégance choisie, goûts d’art et d’étude, musique et poésie, on le trouve dans ses demeures, au milieu d’un cercle de femmes gracieuses, instruites, nées sous le ciel brillant de la Crimée ou sur les rives nuageuses de la Néva, réunies comme des fleurs de différentes contrées dans l’enceinte pompeuse de la capitale et portant encore sur leur front le type majestueux de la beauté orientale ou la douce expression de la beauté du Nord.
Source : Wikisource

Portrait de Marcel Proust Marcel Proust Le Temps retrouvé (1927)

Passe encore que le salon qui, dans les musées, donnera la plus grande impression d’élégance, depuis les grandes peintures de la Renaissance, soit celui de la petite bourgeoise ridicule que j’eusse, si je ne l’avais pas connue, rêvé devant le tableau de pouvoir approcher dans la réalité, espérant apprendre d’elle les secrets les plus précieux que l’art du peintre, que sa toile ne me donnaient pas et de qui la pompeuse traîne de velours et de dentelles est un morceau de peinture comparable aux plus beaux du Titien.
Source : Gutenberg

Portrait de Arsène Alexandre Arsène Alexandre Les reines de l'aiguille : modistes et couturières… (1902)

Ce salon, qui est le plus riche comme ornementation, où des glaces opposées centuplent le luminaire, est pourvu d'une véritable scène, avec une rampe de feux changeants à volonté, de façon à donner tous les effets du théâtre et à répéter une robe, comme on étudie et met en scène une pièce tout entière.
Tout ce qu'un art peut donner d'effort, vous le voyez, on le tente avec une conscience fastueuse.
Source : Gallica

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