Auguste Galimard, Examen du Salon de 1849, par Auguste Galimard
“ Alors les beaux-arts et la poésie semblent consacrés aux dieux. De même que les hymnes adressés aux puissances de l'olympe, l'art antique revêt le caractère sacré par excellence. C'est un langage sublime, révélé aux hommes pour élever leurs âmes vers la divinité. L'art, dans sa pureté primitive, est donc essentiellement religieux. Et ce caractère qui le distingue dans l'antiquité , du temps des Phidias et des Apelle, l'accompagne encore lorsque l'époque glorieuse de la renaissance voit naître du génie de Léonard ou de Raphaël, ces madones incomparables douées de la beauté la plus ravissante. ”
