Gaston Jollivet,
Souvenirs de la vie de plaisir sous le second Empire
(1927)
“ Un jeune homme sort de dîner, joyeux comme pinson, abominablement gris. Le plein air l'achève. Sur le boulevard il va trébucher contre un arbre, quand une raccrocheuse l'empoigne, le traîne jusqu'à un fiacre et l'emporte dans sa « turne »; là elle l'étend tout habillé sur le lit où il ne tarde pas à ronfler comme vingt tuyaux d'orgue et ne bouge pas tout le temps que la femme tâte les vêtements, en tire un portefeuille, y trouve des cartes de visite du monsieur, lit le nom et l'adresse deux fois pour être sûre de ne pas s'être trompée puis, le tout ayant été remis en place, se couche. ”

