Boulevard Sébastopol

Définition et enjeux

Portrait de Charles-Louis Philippe Charles-Louis Philippe Bubu de Montparnasse

Le but n’est pas ici, boulevard Sébastopol, où les magasins sont fermés. Les voitures courent. Celles qui vont aux Grands Boulevards s’en vont à la lumière et se précipitent comme des personnes qu’un spectacle attire.
Le boulevard Sébastopol vit tout entier sur le trottoir. Sur le large trottoir, dans l’air bleu d’une nuit d’été, au lendemain du Quatorze Juillet, Paris passe et traîne un reste de fête. Les arcs voltaïques, les feuillages des arbres, les voitures qui roulent et toute une excitation des passants forment quelque chose d’aigu et d’épais comme une vie alcoolique et fatiguée.
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Portrait de J.-H. Rosny aîné J.-H. Rosny aîné La Vague rouge

L’après-midi, au boulevard Sébastopol, le populaire s’accroissait, déversé des rues latérales par bandes ombrageuses ou par groupes ballants : un fleuve d’hommes coulait, avec des clapotis secs, des refrains déferlant un instant à la surface, des rumeurs s’enflant en houle et tourbillonnant aux carrefours.
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Portrait de Charles-Louis Philippe Charles-Louis Philippe Bubu de Montparnasse

Fleurs et plumes, vente de fonds de commerce, produits alimentaires, tissus, ont fermé leurs volets et se sont tus, boulevard Sébastopol.
C’est l’heure où les passants ne regarderont plus les devantures. La vie nocturne commence, avec d’autres buts. Les voitures ont des lanternes : les fiacres avec des lumières brillantes comme deux yeux de plaisir et les tramways avec un fanal rouge ou vert et avec de mugissements comme une foule pressée. Ils se suivent, se croisent, piétinent et roulent.
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