Aurélien Scholl,
Fruits défendus
“ Le professeur me regarda d’un air presque anxieux. — Il y a de cela quarante-neuf ans, dit-il. Eh bien ! quand j’ai fini mes travaux, quand je me sens loin du monde, quand ma solitude est complète, absolue, je revois la petite flèche d’or qui s’envolait des lèvres de la morte... Et il me prend une soif d’au-delà... un besoin de me cramponner à une corde qui tomberait du ciel... Je regarde en haut par la fenêtre, dans le creux... et bêtement, malgré moi, tandis que je me ris au nez et que j’ai honte de ma faiblesse, j’éprouve une fascination... je, vois les tombeaux s’ouvrir... ”
