Jean Rameau, Moune (1890)
“ Alors Mariotte devint triste. Elle avait un cœur de demoiselle et s'apitoyait sur toutes sortes de choses, sur les bêtes, sur les gens, sur les malheureux de la création. Avec le temps, sans doute, elle deviendra une paysanne sérieuse comme les autres. Mais, au couvent, elle avait appris à plaindre les infortunés, à s'intéresser au malheur du prochain. Monique, dont elle riait autrefois comme les camarades, lui mettait une pitié profonde dans l'âme. Sous les yeux ébahis de Poulicat, Mariotte embrassait sa sœur aînée, de temps en temps, sans le moindre motif, ce qui exaspérait la bossue. ”
