Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Service des eaux à Paris

L’eau que Paris possède aujourd’hui n’est pas exclusivement employée au service des particuliers, on peut dire qu’il y a l’eau publique et l’eau privée ; mais l’une et l’autre ne coulent que dans l’intérêt de la population. Il faut non-seulement alimenter les besoins domestiques, il faut encore satisfaire dans de larges proportions aux exigences de la voirie d’où résulte la salubrité de la cité. Enfin il est bon que les villes aient des fontaines monumentales qui jettent la fraîcheur autour d’elles et plaisent aux yeux.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Service des eaux à Paris

C’est que le vent, lorsqu’il souffle avec violence, fait osciller cet immense tire-bouchon, qui pèse 100,000 kilogrammes, et qu’un tel poids mobilisé suffit à ébranler les bases les plus solides. Cela du reste n’a rien d’inquiétant, et il faudra probablement quelques siècles avant que tout cet échafaudage en fer ne s’abatte par un jour d’orage. Le bassin qui reçoit la source souterraine est à 42 mètres au-dessus du sol. L’eau y arrive belle, limpide, en une large nappe qui ressemble à un immense diamant cabochon. Elle est très agréable au toucher, tiède et comme savonneuse
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Service des eaux à Paris

Une grotte en rocaille, dont la disposition un peu puérile ne répond pas à la grandeur des travaux accomplis, donne accès dans la longue galerie creusée d’un canal où coule la Dhuis, qui sort d’un aqueduc souterrain. C’est une rivière ; elle vient sans se presser, avec une sorte de majesté lente qui ne lui permet de faire que 1 kilomètre par heure. Elle est limpide, d’un gris bleuâtre, et glisse silencieusement sur le lit de ciment inaltérable qu’on lui a fait.
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