P. Brisset, La Poésie et les poètes contemporains en Italie…
“ Les Italiens au contraire n’écrivent en vers que pour satisfaire un impérieux besoin de leur nature; ils ne chantent que pour s’écouter eux-mêmes et s’enivrer d’harmonie. La poésie n’est pas à leurs yeux un moyen d’expansion et de communication avec leurs semblables, c’est une nouvelle manière de se replier en soi sans nul souci des autres. S’ils y voient une langue, ce n’est qu’une langue vague, indéterminée comme la musique, à laquelle on ne peut demander, sans lui faire violence, l’expression précise de la pensée, et qui ne rend avec bonheur que les sensations. ”
